Le blog d'un Breto-Cambodgien ayant passé deux années en Chine et maintenant installé à Bordeaux.
Amoureux de voyages, de grands espaces, de bonne bouffe et de sourires, essayant souvent de voler ces petits moments sur mon appareil photo,
je vous souhaite la bienvenue sur cet espace détente ou les dim-sum ont remplacé les chips.
J’investirais bien dans un petit compact d’appoint, léger, qui tient dans la poche, que je puisse avoir avec moi 18h/24 sans m’exploser les cervicales.
Critères décisifs : bonne qualité d’image, si possible shootage raw, solide, video HD.
Après avoir ingurgité quelques dizaines de comparatifs, tests et reviews, je m’arrête sur 3 modèles de chez Panasonic :
Panasonic LX3 :
Le seul qui shoot en RAW, mode manuel, super grand angle, un peu la star de la catégorie
Panasonic TZ10 :
Super mode video, mais pas de RAW et un poil moins grand angle et moins lumineux.
Panasonic FT2 :
Clairement moins bien équipé que les deux autres, mais étanche, anti-chute, anti-poussière, anti-sable, anti-cendres de volcans,
une vraie gare-anti quoi. Et en plus, il est orange
Voilà, si vous avez des avis / suggestions / conseils / relations chez Panasonic, manifestez-vous
Tout commence à Bordeaux, le mardi 13 Avril, quand 73 passagers embarquent à bord d’un Tupolev à destination de l’Egypte.
Alarmé par l’état déplorable de l’appareil, l’un des passagers s’écrie :
« C’est quoi ce foutoir ? On va à Taba, on veut des cendres !« .
Logique.
Au même moment, outre-manche, Gordon et ses acolytes continuent de spammer la boite mail du ministère de l’économie islandaise :
« We want our cash ! » qu’ils disent, en référence aux lourdes dettes de l’état insulaire.
Pas de bol, l’alphabet islandais est dépourvu de « C »
« Mes ouilles ! « , lance donc Steingrímur, ministre des finances, à son premier ministre Jóhanna Sigurðardóttir,
« The English again, they want our ash, and now the Frenh too ! »
« Hey ! YAF ! Je les enc…. ! »
« Eyjaf jalla jökull ? »
« Exaktly, send them on kloud nine »
La suite de l’histoire, on la connait, un gros nuage rempli de mini-particules tueuses de réacteurs, des avions des gens et des colissimos cloués au sol, le bazaar, le chaos, la fin des haribos.
Etant en agence de voyage, j’ai la chance de vivre « de l’intérieur » ce qui est sans nul doute la plus grande catastrophe de l’histoire de l’humanité, à en juger par les gros titres et les témoignages qui nous parviennent.
« Nous exigeons un remboursement total » clame un groupe de 40 personnes qui devaient se rendre à Las Vegas pour un tournoi de fléchettes, « c’est une tragédie sans précédent » s’exclame le président de « France-Darts «
« C’est un scandale ! Nous sommes traités comme des bêtes ! » déplore encore un client contraint et forcé de rallonger ses vacances à l’ile Maurice.
Eurostar, Thalys and Brittany Ferries became fan of « EYJAFJALLAJÖKULL » constate-t-on sur facebook,
« Magmagnifique !«
« C’est pas très confort le gravier » chuchotte un habitant de Port-au-Prince.
Bon, c’est vrai que sans vouloir jouer le moralisateur qui se donne bonne conscience parce qu’il roule en scooter bleu mais qu’au moins il pense aux gens qui souffrent, je trouve certaines réactions un poil démesurées au regard de ce qu’il ce passe dans le monde en ce moment.
Alors ok, il y a des centaines de millions de zorros en jeu, et plein de gens qui dorment dans des halls d’aéroports ; il me semble tout de même préférable d’être sous un gros nuage de cendres en Europe, que sous une bâche à Haïti, sous des parpaings au QingHai, sous une bombe au Pakistan, sous les deux en Afghanistan, sous les coups de matraque à BKK ou à Bishkek, sous la répression des shebabs, sous le Katla entre deux coulées de boue en Islande, saoûl en Russie, sous que sais-je encore…
Bref, de mon point de vue, il est vrai fortement influencé par mon scooter bleu et mon lit douillet, mieux vaut en rire qu’en pleurer, et puis voyons le bon coté des choses, le rapprochement, l’entraide, la découverte de nouveaux paysages, et maintenant que le ciel a retrouvé de son calme, profitons-en pour écouter le chant des oiseaux.
Ou quelque chose comme ça.
Bonne année khmère en tout cas, la 2554ème du calendrier bouddhique.
Ca ne m’aide pas à contenir ces envies d’ailleurs qui montent, qui montent, qui montent…
Bref, n’oubliez pas de respecter les traditions, 3 jours de fêtes, de rencontres, de sourires, de bonne bouffe, et de lancers de bombes à eau sur les honnêtes touristes pas rassurés d’avoir loué des scooters.
Je vous ferais bien une analyse… Mais bon… J’ai la flemme… Faut coller au thème…
Voilà… Si vous n’êtes pas trop paresseux… Cliquez sur « continue reading »…
Aujourd’hui, je vais vous parler brièvement de Chatroulette, oui oui.
Pour les ermites chanceux qui n’en ont jamais entendu parler, Chatroulette est, à la base, un concept plutot rigolo permettant de mettre en relation deux inconnus via leur webcam et un système de chat.
En fait, ce qui est intéressant, c’est la tournure prise par ce projet qui se voulait, j’ose l’espérer, un tant soit peu louable et sérieux.
On peut analyser le phénomène en trois phases :
- 1) L’objectif de base : Les gens ne se parlent plus, mettons-les en relation et contribuons à un monde meilleur. Phase très vite absorbée par le phénomène de masse suivant :
- 2) Faisons de la merde avec du sérieux, transformons Chatroulette en catalogue géant de parties génitales.
- 3) Contre-attaque ! Une poignée d’hommes se rebelle et décide de faire du sérieux avec de la merde, d’apporter finesse et humour dans cet amas de poils pubiens. C’est là que Merton et son piano interviennent :
Je crie au génie !
La puissance de la musique, en matière de transmission d’émotions, me laissera toujours coi.
D’ailleurs, si ce sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil et une oreille au « World Science Festival 2009: Notes & Neurons« , une conférence très intéressante sur la place de la musique chez l’homme, avec comme intervenant de luxe Monsieur Bobby McFerrin.
Je ne peux résister à l’envie de vous montrer cette petite impro :
Quatre scientifique pas vraiment rigolos débattent sur le caractère universel des gammes et intervalles musicales, quand Bobby intervient…
Au final, c’est bien Zouk Machine qui avait raison…
Et puis allez, parce que je l’aime, petit bonus Bobby pour finir :
Notre monde, dépeint de façon finalement assez réaliste sur fond d’action-movie américain, dans un court-métrage du collectif H5 (clips videos de Röyksopp, Massive Attack et bien d’autres).
Je ne vous conseille pas de compter le nombre de logos, il y’en a plus de 2500…
Après un chouette samedi où j’ai pu faire visiter Saint-Malo à Vérotte en faisant semblant de connaître ma région comme ma poche et un retour express à Bordeaux où je n’ai pas fait semblant de ne pas être fatigué, a suivi un chouette dimanche, durant lequel Vérotte n’a pas fait semblant de ne pas avoir la tête embrumée après un semblant de petit-déjeuner sans blé. Sans blague.
Cette journée fût l’occasion pour moi d’assouvir une vieille envie datant de ma première visite à Bordeaux, aller voir la base sous-marine, cet énorme édifice de béton planté au milieu de la vieille zone portuaire de Bordeaux.
Je sais, je suis en retard, vous voulez me lyncher (viendez-y bande de loufiats !), je suis impardonnable.
En attendant vos représailles, voici tout de même les photos du perspectives #4 : Vacuum.
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